Les exemples ci-dessous sont quelques récits histoires racontés sous forme de récits . Ce sont des histoires vraies, des vies de personnes reçues en cabinet ou dans le cadre privé pour lesquels des prénoms seuls demeurent l'initial.

Il n'y a pas d'ordre.

Ils ne sont pas triés par ordre d'importance ou de gravité (je ne pense pas qu'une vie peut être plus belle ou plus réussie, plus triste ou plus ratée qu'une autre).

Je ne donne ni solutions, ni vérités absolues ni même de garanties. Et comme dirait M. "la séance a été surprenante..."

Chacun est maître de sa vie.

E. vient parcequ'elle tourne en rond. A presque 30 ans, la jeune femme est retournée vivre chez ses parents en attendant de rénover une maisonnette qu'elle a acquérit sur un "coup de tête" un an auparavant. Elle souhaite avancer, construire... on peut se poser la question "qu'est ce qu'une vie réussit ? quel est le but de ma vie? 

M. vient pour relire sa vie car elle ne trouve pas d'amoureux et se demande pourquoi.... Au bout de 15 min, je saigne du nez. Bizarre, c'est la première fois. Je lui demande si elle est en colère. Elle sourit, non pas du tout me repond-elle poliment. Pourtant, après une adolescence difficile, elle suit un "copain" avec qui elle vit dans la rue, droguée et peu soignée...  quelques années plus tard, elle retrouve une vie plus posée avec un homme qu'elle aime et qui décédera brutalement. La laissant seule avec leur fils d'un an. La vie se poursuit tant bien que mal jusqu'au soir où elle est victime d'un viol qui une fois de plus brise sa confiance dans les hommes... il y avait peut être de quoi être en colère !!! et si le pardon est juste, il est aussi juste de dénoncer l'insoutenable. Il y'a un temps pour tout. 

J. souffre de règles hémorragiques jusqu' à 3 semaines par mois, il y'a de quoi être épuisée ! Son ventre est le lieu de ses plus grandes joies (grossesse de ses enfants) et de sa plus grande tristesse (avortement "non désiré" consciemment). Le travail consista, entre autres, à prendre le temps de vivre énergétiquement un accouchement puis à donner un prénom à cet enfant regretté mais aimé. 

D. m'appelle parce qu'il souffre de misophonie. Je lui répond que je ne sais pas de quoi il s'agit. Il me répond que c'est bien dommage et qu'il pensait qu'une thérapeute devait savoir ça... Le ton est donné. Je peux l'aider à relire sa vie mais ce n'est pas une compétition pour savoir si je sais plus ou moins de chose que lui. Alors, non, je ne sais pas ce que cela signifie mais j'ai de l'humour et je lui répond que de toute évidence je ne dois pas être la bonne personne pour l'accompagner :). L'histoire aurait pu s'arrêter là mais nous avons pris rendez vous et ce fut de belles découvertes...

V. dit être très heureuse dans son métier de femme de ménage. Sans grand besoin, elle dit se contenter de ce quelle a